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mercredi 3 novembre 2010

Theâtre: Harraga


   Dans un monologue intitulé « El Harraga », joué par le comédien Mihoubi en 2007,  celui-ci adopte une posture critique (même si elle n’est pas directe mais implicite) pour amener le spectateur à mieux réfléchir sur le problème des Harraga en Algérie.

  Sur la scène, Mihoubi porte les vêtements en lambeaux, ceux d’un pauvre algérien, misérable. Mine de désespoir, un regard souffrant, c’est ainsi qu’il représente cette jeunesse algérienne qui tente de fuir son pays pour trouver refuge ailleurs. Ses paroles, souvent ironiques, décrivent de manière indirecte l’enfer que vivent ces jeunes gens, comme quand il s’exclame « Oh ! Elle est belle cette petite bourgeoise, son œil droit est aussi grand que notre cuisine, et son œil gauche aussi grand que notre salon. ». Ses mots humouristiques dénoncent aux yeux du public le monde des jeunes algériens qui veulent quitter le pays illégalement dans l’espoir d’avoir une vie meilleure en Europe, et échapper définitivement à la misère et au chômage.

Le monologue rend compte d’une réalité frustrante, et à laquelle peu de démarche pour résoudre le problème ont été remarquées. Il apparaît clair alors que le message est adressé avant tout aux autorités algériennes et aux gens bien placés pour qu’ils donnent une seconde chance aux jeunes algériens afin d’améliorer leur condition, et les aider par tous les moyens à mieux s’intégrer dans leur société.

  Par ailleurs, Mihoubi a joué une autre pièce la même année, et qui a pour titre « Algérien et fier », en montrant cette fois-ci une image de la situation des algériens sans papiers en Europe, afin de sensibiliser encore plus les spectateurs présents, et dire aux jeunes que chez soi c’est sa patrie. Cette nostalgie du pays dont parle Mihoubi vers la fin, c’est sa façon de leur faire comprendre qu’il n’y a pas de paradis sur terre, qu’il ne se produise pas de miracles, mais qu’on peut échapper à la misère, améliorer ses conditions de vie avec les moyens du bord sans tenter de fuir.

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